06/10/2022

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Venezuela: 27 militaires arrêtés pour s’être soulevés contre Maduro

Caracas (AFP) – Vingt-sept militaires vénézuéliens ont été arrêtés lundi après s’être soulevés contre le régime du président Nicolas Maduro, à deux jours d’une manifestation organisée à l’appel de l’opposition pour exiger un gouvernement de transition.

« Pour l’heure, 25 ont été arrêtés sur les lieux » de l’insurrection, dans le nord de Caracas, « et deux ont été arrêtés ailleurs », a déclaré à la presse Diosdado Cabello, le président de l’Assemblée constituante, affiliée au régime. Il a précisé que le leader de cette équipée était le sergent Alexander Bandres Figueroa.

À 02H50 heure locale (06H50 GMT), un groupe formé par un nombre indéterminé de militaires de la Garde nationale bolivarienne (GNB) de Macarao (ouest) a déclenché une insurrection, a annoncé l’armée dans un communiqué, assurant avoir la situation sous contrôle.

Selon l’armée, les militaires ont dérobé un « lot d’armes de guerre » dans un poste militaire à Petare (est), puis se sont rendus dans une caserne du quartier de Cotiza dans le nord de Caracas.

Sur une voie d’accès à la caserne, encore dans l’obscurité, les insurgés, armés et visages découverts, ont enregistré des vidéos qu’ils ont ensuite fait circuler sur les réseaux sociaux dans lesquelles ils ont déclaré désavouer le chef de l’État Nicolas Maduro et appelé au soutien de la population.

« Nous sommes des soldats professionnels de la Garde nationale opposés à ce régime que nous désavouons complètement, nous avons besoin de votre soutien, descendez dans la rue », dit un homme qui s’identifie comme un sergent de la Garde nationale dans une des vidéos.

À ses côtés est visible un petit groupe de militaires armés. « Le peuple, dans la rue! », crient-ils. « Vous vouliez que l’armée allume la mèche, nous sommes en train de l’allumer, nous avons besoin de votre soutien », lance un autre.

– « Nous sommes avec eux ! » –

Ce soulèvement est intervenu dans le contexte de l’appel de l’opposition à une manifestation mercredi pour réclamer un gouvernement de transition et la convocation d’élections libres. Il s’agira de la première mobilisation d’envergure après les grandes manifestations de 2017, qui ont fait quelque 125 morts.

Reprenant l’offensive ces dernières semaines, l’opposition, majoritaire au Parlement, a déclaré illégitime Nicolas Maduro, investi pour un deuxième mandat le 10 janvier. Cette opposition conteste le résultat de l’élection présidentielle du 20 mai, non reconnu par une bonne partie de la communauté internationale.

La Cour supême, inféodée au régime, a répliqué lundi en déclarant à son tour illégitime la direction du Parlement. L’institution « n’a pas de direction valide (…) tous ses actes sont donc invalides », selon la décision de la plus haute juridiction du pays.

La semaine précédente, dans une tentative de briser le soutien de l’armée au chef de l’État, le Parlement avait promis une « amnistie » aux « fonctionnaires civils et militaires » qui refuseraient de reconnaître le deuxième mandat de Nicolas Maduro.

Juan Guaido a estimé lundi que les événements de la nuit à Cotiza « montrent le sentiment qui prévaut à l’intérieur » de l’armée.

Il a ensuite adressé un message à chaque membre de l’armée via les réseaux sociaux: « Nous ne te demandons pas de faire un coup d’État, de tirer. Bien au contraire, nous te demandons que tu défendes à nos côtés le droit du peuple (…) à être libre », a dit M. Guaido.