Irlande du Nord : L’armée fait exploser un véhicule suspect à Londonderry

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LONDONDERRY (Reuters) – Une unité spéciale de l’armée britannique a fait exploser lundi après-midi une camionnette suspecte abandonnée en pleine rue dans un quartier résidentiel de Londonderry, en Irlande du Nord, deux jours après un attentat à la voiture piégée qui n’a pas fait de victimes.

La camionnette avait été volée par trois hommes masqués qui avaient jeté un objet à l’arrière avant de prendre la fuite. La zone avait été bouclée par la police.

Un peu plus tard, non loin de là, une autre camionnette, appartenant à la Poste britannique, a été détournée par quatre hommes, eux aussi masqués, puis abandonnée dans une rue. La police s’est rendue sur place et a fait évacuer plusieurs maisons du voisinage.

Un troisième véhicule, une camionnette de livraison du supermarché Asda selon un témoin interrogé par Reuters, a été abandonné dans une autre partie de la ville quelques heures plus tard.

Dimanche, quatre hommes avaient été arrêtés au lendemain de l’explosion d’une voiture piégée devant le tribunal de la ville. Ils ont été relâchés lundi. En revanche, un cinquième suspect, âgé de 50 ans, a été arrêté lundi.

La police nord-irlandaise a dit qu’il était trop tôt pour savoir si les alertes de lundi étaient liées à l’explosion de samedi, pour laquelle un véhicule volé avait aussi été utilisé.

Les enquêteurs semblent toutefois privilégier la piste de l’IRA Véritable, un des rares groupes opposés à l’accord de paix du Vendredi saint conclu en 1998 qui a mis fin à trois décennies de violence dans la province britannique.

A Londres, la ministre chargée de l’Irlande du Nord, Karen Bradley, a estimé qu’on ne pouvait établir aucun lien entre ces incidents récents et les discussions en cours sur le Brexit.

“Nul ne devrait tenter d’établir de connexions entre ce qui s’est passé samedi soir (ndlr, l’explosion de la voiture piégée) et quelque discussion que ce soit, ici (au Parlement) ou avec nos amis en Europe”, a-t-elle dit devant la Chambre des communes.

“Cela n’a absolument rien à voir avec le Brexit”, a-t-elle ajouté, précisant que le niveau d’alerte des forces de sécurité n’avait pas été modifiée dans la province.

Les forces de sécurité, dans tout le Royaume-Uni, sont placées pour l’heure en état d’alerte “sévère”, soit le quatrième échelon sur une échelle qui en compte cinq.

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