19/10/2021

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Le vaccin d’AstraZeneca pointé de doigt, l’OMS joue les avocats

vaccin astrazeneca

GENEVE (Reuters) – Rien ne justifie de cesser d’utiliser le vaccin contre le coronavirus d’AstraZeneca, a déclaré vendredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS) après la suspension par plusieurs pays européens de l’usage de ce vaccin sans attendre les conclusions des experts sur d’éventuels effets secondaires graves.

Après le Danemark, la Norvège et l’Islande jeudi, la Bulgarie a annoncé à son tour qu’elle arrêtait d’administrer le vaccin développé par le groupe pharmaceutique anglo-suédois après des troubles de la coagulation signalés parmi des personnes vaccinées.

Sofia explique attendre que les autorités européennes garantissent par écrit la sécurité du vaccin.

« Tant que tous les doutes ne seront pas dissipés et tant que les experts n’auront pas donné des garanties qu’il ne représente aucun risque pour la population, nous arrêtons l’inoculation de ce vaccin », a déclaré le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov, dans un communiqué.

Le vaccin d’AstraZeneca est un « excellent vaccin » a assuré de son côté Margaret Harris, porte-parole de l’OMS, lors d’un point de presse en rappelant qu’aucun lien de causalité n’avait été établi entre le vaccin et les cas de thrombose évoqués.

« Il est très important que nous écoutions les signalements sur la sécurité parce que si nous n’écoutions pas les signalements sur la sécurité, cela laisserait entendre qu’il n’y a pas assez de surveillance et de vigilance », a-t-elle ajouté.

Jeudi, l’Agence européenne des médicaments a recommandé de poursuivre l’utilisation du vaccin en soulignant que ses bénéfices étaient supérieurs aux risques et en notant que les troubles de la coagulation ne font pas partie des effets secondaires reconnus.

La France et l’Allemagne, les deux pays les plus peuplés de l’Union européenne, ont elles aussi réaffirmé qu’elles continueraient d’utiliser le vaccin d’AstraZeneca.

« Tout ce que nous savons pour l’instant suggère que les bienfaits de ce vaccin, même après tous les cas individuels rapportés, sont supérieurs aux risques, et cela reste le cas », a dit le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, lors d’une conférence de presse.

De son côté, le directeur de l’Institut Robert Koch sur les maladies infectieuses, Lothar Wieler, a dit qu’aucune donnée statistique ne montrait une surmortalité lié au vaccin.

« Puisque nous vaccinons maintenant les personnes âgées et très âgées et que la plupart des gens qui meurent sont évidemment âgés et très âgés, il peut y avoir un lien chronologique entre la vaccination et le décès », a-t-il expliqué mais « il n’y a aucune preuve que ce lien constitue un excès d’un point de vue statistique ».

A Paris, le président du conseil d’orientation sur la stratégie vaccinale, Alain Fischer, a déclaré qu’il n’y avait aucun excès de troubles graves de la coagulation après l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca, reprenant l’argument utilisé la veille par le ministre de la Santé, Olivier Véran.

« Les données indiquent qu’il n’y a pas d’excès d’accidents thrombotiques après l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca », a dit sur Radio Classique l’immunologue français.