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France : Sentinelle, GIGN, RAID : le gouvernement renforce son dispositif pour la mobilisation du 24 octobre

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Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a annoncé mardi 20 octobre à l’Assemblée nationale le déploiement des forces Sentinelle de l’armée. Le gouvernement prépare ainsi la journée de mobilisation du samedi 24 octobre, baptisée « l’acte II ». Il reconnaît des faiblesses dans le dispositif de maintien de l’ordre du week-end dernier. Il entend donc changer de cap, avec des effectifs renforcés et une doctrine davantage axée sur la mobilité.

Les forces Sentinelle en appui des policiers et des gendarmes

Interrogé lors des questions au gouvernement, Laurent Nuñez a confirmé qu’il déploiera « évidemment » les forces Sentinelle. Selon lui, elles auront pour objectif d’être « en substitution des forces de sécurité intérieure principalement sur des missions de sécurisation statique ». Cette répartition doit permettre de « dégager des policiers et des gendarmes pour assurer des missions de maintien de l’ordre ». Les militaires prendraient ainsi en charge la protection des sites, tandis que les forces de l’ordre se concentreraient sur la gestion des rassemblements.

Des unités d’élite et des moyens lourds mobilisés

Le ministre a par ailleurs convenu de « renforcer le volume d’effectifs disponible ». L’ancien préfet de police souhaite également renforcer les unités déployées, comme cela avait été fait en juillet 2023 lors des émeutes. Il a cité la BRI, le GIGN, le RAID, les hélicoptères, les Centaures et les engins lanceurs d’eau. Ces moyens « étaient mobilisés » le samedi 17 octobre, mais Laurent Nuñez a martelé qu’« il faut aller au-delà ».

Une doctrine plus réactive et plus mobile

Peu avant, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé à l’Assemblée nationale un dispositif policier « massif » pour le samedi 24 octobre. Il a reconnu un dispositif « trop statique et pas assez mobile » lors de « l’acte I ». Laurent Nuñez a rejoint ce constat. Il souhaite « une doctrine qui soit plus axée sur la réactivité et sur la mobilité pour aller chercher ces groupes épars qui sont extrêmement mobiles ».

Vers des interdictions de manifestations ?

Le ministre de l’Intérieur a aussi indiqué « réfléchir à la possibilité d’interdire des manifestations qui ne seraient pas déclarées et qui seraient porteuses de troubles à l’ordre public ». Cette réflexion concerne également les manifestations déclarées en préfecture, mais dont l’organisateur ou le service d’ordre ne laisseraient pas penser qu’elles ne vont pas déraper. À ce stade, aucune décision n’a été annoncée sur ce point.

Une promesse de fermeté

Interrogé par une députée dans l’hémicycle, Laurent Nuñez a promis de faire preuve de « fermeté ». Il a assuré que, samedi prochain et dans les jours qui viennent, il serait aux commandes. « Comptez sur ma fermeté, je n’ai plus à en faire la démonstration, nous serons au rendez-vous », a-t-il déclaré.

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