FRANCE : Manifestation du 24 octobre : entre 410 000 et 800 000 personnes
Entre 410 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, et plus de 800 000, selon la CGT, ont manifesté ce samedi 24 octobre en France pour défendre le pouvoir d’achat et réclamer de meilleurs services publics. Un dispositif « massif » de 70 000 policiers et gendarmes a été déployé. Près de 1 000 personnes ont été interpellées, tandis que le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a jugé que « les cortèges se sont bien passés ».
Une mobilisation en léger recul et des revendications convergentes
La mobilisation de ce samedi recule légèrement par rapport à celle de la semaine dernière. Selon Beauvau, 550 000 personnes avaient alors défilé. Les revendications étaient diverses, mais elles convergeaient autour du pouvoir d’achat, de la défense des services publics et de la justice fiscale et sociale. Ce rassemblement s’est tenu dans un contexte de très forte tension, après l’interdiction de nombreux cortèges et sous très haute sécurité.
Près de 1 000 interpellations selon le ministre de l’Intérieur
En fin d’après-midi, Laurent Nuñez a indiqué que près de 1 000 personnes avaient été interpellées. Il a précisé que ce chiffre allait « augmenter de manière significative ». Par ailleurs, des heurts se sont produits dans plusieurs villes, et quelques commerces ont été pillés. Malgré ces incidents, le ministre de l’Intérieur a estimé que les cortèges s’étaient bien passés, alors que 70 000 policiers et gendarmes étaient mobilisés sur le territoire.
Entre 110 000 et 250 000 manifestants à Paris
Dans la capitale, le ministère de l’Intérieur a compté 110 000 manifestants, contre 250 000 du côté de la CGT. Le matin même, le tribunal administratif avait rejeté le recours des organisateurs contre le parcours imposé par la préfecture de police. Selon cette dernière, plus de 3 000 contrôles ont été réalisés à Paris et 65 personnes ont été interpellées.
Des heurts en fin de cortège et une dispersion peu avant 20 heures
Des tensions ont éclaté en fin de manifestation à Paris. La préfecture de police a indiqué que « plus de 500 casseurs s’en prennent aux forces de l’ordre sur le cours de Vincennes ». Un engin lanceur d’eau et du gaz lacrymogène ont ensuite été utilisés après des jets de projectiles sur les forces de l’ordre lors de la dispersion du cortège. « À ce stade, il s’agit de l’unique point de tensions à Paris », précisait la préfecture, qui a annoncé la dispersion de la manifestation peu avant 20 heures.









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