Andy Burnham veut le retour du Royaume-Uni dans l’UE de son vivant
Le Premier ministre britannique Andy Burnham souhaite que le Royaume-Uni réintègre l’Union européenne de son vivant. Il a également appelé, lundi, à un débat franc sur les conséquences du Brexit. Ces déclarations, faites lors d’un entretien avec la chaîne britannique ITV, précèdent un sommet attendu. Ce rendez-vous entre le Royaume-Uni et l’Union européenne est prévu le 20 novembre prochain. Il y espère des avancées sur la croissance économique et l’immigration illégale.
Un débat franc sur les conséquences du Brexit
Andy Burnham affirme ne pas penser que les choses se soient déroulées comme l’ont décrit certains partisans de la sortie. Il fait ainsi référence à la campagne du référendum de 2016. Il a ajouté : « Nous devons être honnêtes avec les gens sur notre situation actuelle. » Ce référendum s’était soldé par un vote en faveur du Brexit, à la majorité simple de 52 %. Nigel Farage figurait parmi les principaux meneurs de cette campagne. Il dirige en outre le parti Réforme, formation de droite radicale hostile aux migrants. Il compte aussi parmi les principaux adversaires politiques de M. Burnham.
Ni nouveau référendum ni élections anticipées
Le Premier ministre ne cherchera toutefois pas à rejouer le référendum de 2016. Il ne proposera pas non plus un retour dans l’Union durant la législature actuelle. En revanche, il conduira un débat sur les moyens d’obtenir une meilleure relation avec le bloc européen. Par ailleurs, il écarte la tenue d’élections anticipées. À ses yeux, le Royaume-Uni « a commencé à retrouver son élan ». Il évoque ainsi les mesures qu’il prend depuis son arrivée à la tête du gouvernement. Celles-ci visent à freiner la hausse du coût de la vie et à soutenir la croissance.
Des promesses de rapprochement avec l’Union européenne
Après son arrivée à la tête du gouvernement, Andy Burnham avait promis des relations plus solides avec l’Union européenne. Il a aussi vivement critiqué la sortie du bloc, qui représente le principal marché du Royaume-Uni. D’après lui, ce départ a notamment provoqué un recul de la croissance économique. Il a également entraîné une montée de l’immigration illégale. Il avait déjà ouvert la porte à un retour de Londres dans l’Union. Il l’avait fait en septembre dernier, lors du congrès annuel du Parti travailliste, qu’il dirige.
Il avait alors indiqué qu’il présenterait au public, plus tard cette année, les options possibles pour la relation avec l’Union. Il avait aussi estimé que la sortie avait causé plus de dommages que d’avantages. Selon lui, le marché européen est le plus important pour les produits et services britanniques. Il ajoute qu’il est impossible de rester à l’écart de ce marché.
Un avertissement devant la Chambre des communes
Devant la Chambre des communes, en octobre, Andy Burnham a averti les députés. Selon lui, refuser une relation plus étroite avec l’Union constituerait un « manquement au devoir ». Il a précisé que ce serait le cas si une négociation avec Bruxelles restait possible. Il a aussi évoqué les accords envisageables pour renforcer les échanges commerciaux avec l’Union. Selon lui, ils pourraient ajouter l’équivalent de 10 milliards de livres sterling (13,2 milliards de dollars) par an à l’économie britannique d’ici 2040.
Ce que pensent les Britanniques du Brexit
Le Conseil européen des relations extérieures a mené un sondage en Grande-Bretagne et dans 15 pays membres de l’Union. Le quotidien The Guardian en a publié les résultats en juin dernier. Environ 66 % des Britanniques interrogés estiment que le Brexit a fait grimper le coût de la vie. De plus, 65 % d’entre eux jugent qu’il a nui à l’économie britannique.
Par ailleurs, près de 57 % pensent que la sortie a réduit les opportunités offertes aux jeunes. Enfin, environ 58 % estiment qu’elle a aggravé le problème de l’immigration. Ce thème figurait parmi les principaux arguments des partisans du Brexit, qui voulaient convaincre les électeurs de voter la sortie.









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