Mali : Quarante Touaregs tués, les djihadistes montrés du doigt

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BAMAKO (Reuters) – Quarante Touaregs, en majorité de jeunes hommes, ont été tués ces derniers jours dans deux attaques dans la région de Ménaka, dans le nord du Mali à la frontière du Niger.

Le gouverneur de la région

Le gouverneur de Ménaka, Daouda Maïga, a précisé que les attaques avaient eu lieu vendredi à Awakassa et jeudi à Anderanboucane. Il a dit estimer que ces meurtres avaient sans doute pour objectif de provoquer un conflit ethnique entre Peuls et Touaregs.

Le maire de Ménaka, Nanout Kotia, a confirmé l’attaque.

Les groupes djihadistes sont considérés comme la principale menace au Sahel. Ils ont montré qu’ils pouvaient exploiter les tensions entre groupes ethniques pour semer la discorde, comme celles entre Touaregs et Peuls sur la question de l’accès à l’eau.

La branche saharienne de l’État islamique est active dans la région de Ménaka. Elle est dirigée par un arabophone nord-africain du nom d’Adnan Abou Walid al Sahraoui, mais la majorité de ses combattants sont Peuls.

“Les morts étaient pour la plupart des jeunes, pas de femmes ou d’enfants, surtout en âge de porter des armes”, a déclaré le gouverneur Maïga.

Les victimes étaient pour beaucoup membres du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA), organisation touarègue créée en septembre 2016.

“Le MSA combat les groupes islamistes, qui sont principalement composés de Peuls”, a déclaré le gouverneur Maïga. “Donc, ces deux attaques étaient des représailles contre eux. Ils veulent transformer le conflit en quelque chose d’intercommunautaire.”

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