Le Hamas accuse l’Autorité palestinienne d’avoir voulu tuer le Premier ministre Rami Hamdallah

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GAZA (Reuters) – Le Hamas, le mouvement islamiste qui dirige l’enclave palestinienne de Gaza, a accusé samedi les dirigeants de l’Autorité palestinienne d’être derrière la tentative d’assassinat du Premier ministre Rami Hamdallah le 13 mars dernier.

Le chef du gouvernement palestinien se trouvait dans la bande de Gaza quand une explosion s’est produite à proximité de la route qu’empruntait son convoi. Il n’a pas été blessé. Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a accusé le Hamas d’en être responsable.

Mais Eyad al Bozom, porte-parole du ministère de l’Intérieur du Hamas à Gaza, a déclaré lors d’une conférence de presse samedi que trois officiers supérieurs de l’Autorité palestinienne avaient organisé l’explosion.

Reuters n’a pas pu vérifier de manière indépendante ces accusations, qui ont été rejetées par l’Autorité palestinienne.

Trois hommes identifiés par le Hamas comme des suspects impliqué dans l’explosion ont été tués par ses forces le 22 mars dernier à Gaza.

Samedi, le ministère gazaoui de l’Intérieur a présenté des aveux vidéo de quatre hommes en détention, qui, selon lui, faisaient partie de cette cellule guidée par les officiers de l’Autorité palestinienne, basée en Cisjordanie. Il n’a présenté aucune autre preuve.

La tentative d’assassinat de Rami Hamdallah a fait capoter les efforts visant à mettre fin aux divisions entre les deux principaux groupes palestiniens, le Hamas, qui domine Gaza, et le Fatah de Mahmoud Abbas, principal mouvement derrière l’Autorité palestinienne qui a son siège en Cisjordanie occupée par Israël.

Khalil al Hayya, chef adjoint du Hamas à Gaza, a déclaré lors d’une conférence de presse séparée que les suspects “voulaient tuer la réconciliation”.

Eyad Al Bozom a déclaré que les officiers présumés de l’Autorité palestinienne étaient également derrière la tentative d’assassinat du chef de la sécurité du Hamas, Taoufik Abou Naïm, en octobre 2017 à Gaza.

Un porte-parole des services de sécurité de l’Autorité a blâmé le Hamas pour l’explosion du 13 mars. “Plus le Hamas essaie d’échapper à ses responsabilités, plus il s’enfonce”, a déclaré Adnan al Dmairi joint par téléphone.

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