04/12/2022

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L’Iran convoque les ambassadeurs du Royaume-Uni et de Norvège dans un contexte de troubles violents

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DUBAÏ, Émirats arabes unis (AP) – Le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré dimanche qu’il avait convoqué l’ambassadeur de Grande-Bretagne pour protester contre ce qu’il a décrit comme une atmosphère hostile créée par les médias en farsi basés à Londres. Cette décision intervient au milieu de violents troubles en Iran déclenchés par la mort d’une jeune femme en garde à vue.

L’agence de presse officielle IRNA a rapporté que le ministère a également convoqué l’ambassadeur de Norvège en Iran et a vivement protesté contre les récentes remarques du président du parlement norvégien, Masud Gharahkhani.

La mort de Mahsa Amini, 22 ans, en garde à vue après avoir été détenue par la police des mœurs iranienne, a déclenché des troubles dans les provinces iraniennes et dans la capitale, Téhéran. La télévision d’État a suggéré samedi que 41 manifestants et policiers ont été tués depuis le début des manifestations le 17 septembre. Elle a indiqué que des statistiques officielles seraient publiées par le ministère de l’Intérieur.

Selon un décompte de l’Associated Press, il y a eu au moins 11 morts des deux côtés depuis le début des manifestations après les funérailles d’Amini.

Le site Internet du ministère des Affaires étrangères a déclaré avoir convoqué samedi Simon Shercliff, l’ambassadeur du Royaume-Uni en Iran, et protesté contre l’accueil de médias critiques en farsi. Le ministère allègue que les organes d’information ont provoqué des troubles et la propagation d’émeutes en Iran au sommet de leurs programmes.

L’Iran a déclaré qu’il considérait les reportages des agences de presse comme une ingérence dans les affaires intérieures de l’Iran et des actes contre sa souveraineté.

La crise en Iran a commencé par une vague de colère publique à la suite de la mort d’Amini, qui a été arrêtée par la police des mœurs à Téhéran pour avoir prétendument porté son foulard islamique trop lâche. La police a déclaré qu’elle était décédée d’une crise cardiaque et qu’elle n’avait pas été maltraitée, mais sa famille a mis en doute ce compte.

La mort d’Amini a suscité une vive condamnation de la part des pays occidentaux et des Nations Unies.