01/07/2022

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Le président israélien effectue sa première visite aux EAU dans un contexte de tension régionale

Emirates

DUBAÏ, Émirats arabes unis (AP) – Le président emblématique d’Israël a rencontré dimanche le puissant prince héritier d’Abu Dhabi lors de la première visite officielle aux Émirats arabes unis du chef de l’État du pays, le dernier signe d’approfondissement des liens entre les deux nations alors que les tensions montent dans la région.

Les Émirats arabes unis et Israël ont normalisé leurs relations à l’automne 2020, dans le cadre d’une série d’accords diplomatiques négociés par les États-Unis entre Israël et les États arabes qui avaient longtemps évité les relations formelles avec Israël au cours de son conflit vieux de plusieurs décennies avec les Palestiniens.

Le président Isaac Herzog a rencontré de hauts responsables émiratis, dont le prince héritier Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, le chef émirati de facto. L’agence de presse officielle WAM des Émirats arabes unis a décrit un accueil royal pour le dirigeant israélien au palais, avec l’hymne national israélien retentissant et les canons en plein essor.

Herzog devait également rencontrer des membres de la petite mais croissante communauté d’expatriés juifs du pays et visiter lundi l’Expo 2020, l’exposition universelle de Dubaï, où Israël a organisé une série d’événements dans son pavillon national.

Le président joue un rôle largement cérémoniel en tant qu’unificateur national dans le système parlementaire israélien, où le Premier ministre détient le plus de pouvoir. Le Premier ministre israélien Naftali Bennett a effectué le mois dernier sa première visite officielle dans le cheikh arabe du Golfe et a discuté du renforcement des relations sur plusieurs fronts avec le cheikh Mohammed.

La couverture médiatique des voyages d’Herzog et de Bennett dans les EAU autocratiques a été étroitement contrôlée. Les autorités émiraties n’ont pas invité de journalistes au palais où se tiennent les réunions, ni prévu de conférences de presse. Les nouvelles des visites ne font surface que par le biais de déclarations prudentes dans les médias publics. Israël, une démocratie parlementaire, n’a pas amené de journalistes basés en Israël pour se joindre aux voyages de l’un ou l’autre des dirigeants.

Peu de temps avant le décollage, Herzog a déclaré qu’il cherchait à apporter lors de sa visite « le message de paix d’Israël aux Émirats arabes unis et à tous les peuples de la région ».

Le spectacle de la coopération israélo-émiratie arrive à un moment délicat pour le Moyen-Orient.

Les combats dans la guerre civile de sept ans au Yémen se sont intensifiés, s’élargissant pour atteindre le sol émirati pour la première fois ce mois-ci. Les rebelles houthis soutenus par l’Iran qui combattent la coalition dirigée par l’Arabie saoudite ont revendiqué des attaques aériennes contre Abu Dhabi -celui qui a tué trois ouvriers dans une zone industrielle et un autre qui a été intercepté et des éclats de missiles dispersés sur la capitale.

Les agressions ont choqué les habitants, brisant le sentiment de sécurité omniprésent dans le centre d’affaires mondialisé de la région. Les Houthis ont menacé de nouvelles frappes cette semaine.

Pendant ce temps, les négociations à Vienne entre les puissances mondiales et l’Iran pour freiner l’expansion rapide du programme nucléaire de Téhéran se sont interrompues vendredi, avec Les responsables européens disentles pourparlers avaient approché « la phase finale ». L’ancien président Donald Trump a retiré les États-Unis de l’accord historique sur le nucléaire il y a près de quatre ans dans une décision saluée par Israël et les alliés arabes du Golfe de l’Amérique et a réimposé des sanctions sévères à l’Iran.

L’inimitié partagée de l’Iran et les craintes mutuelles concernant son programme nucléaire ont poussé les Émirats arabes unis et Israël à officialiser leurs relations après des années de liens clandestins.

Les dirigeants palestiniens ont condamné l’accord de normalisation comme une trahison de leur cause pour un État.