22/02/2024

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L’émir du Qatar dénonce une inaction « honteuse » dans la guerre à Gaza

GAZA

AFP- Le dirigeant du Qatar a dénoncé l’inaction internationale « honteuse » face à la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza en ouvrant mardi une réunion du Conseil de coopération du Golfe à Doha. « Il est honteux pour la communauté internationale de permettre que ce crime odieux se poursuive pendant près de deux mois, au cours desquels se poursuivent les massacres systématiques et délibérés de civils innocents, notamment de femmes et d’enfants », a déclaré Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani.

Israël a déclaré la guerre au Hamas après que le groupe militant a tué 1 200 personnes et pris 240 otages, selon les chiffres israéliens, lors d’une attaque sans précédent le 7 octobre.

L’offensive israélienne a tué près de 15 900 personnes à Gaza, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas, dont environ 70 pour cent de femmes et d’enfants.

Le Qatar a été un médiateur clé dans les négociations qui ont abouti à une trêve de sept jours, au cours de laquelle de nombreux otages israéliens ont été échangés contre des prisonniers palestiniens et de l’aide humanitaire, jusqu’à ce qu’elle se termine vendredi.

Le dirigeant du Qatar a déclaré que son pays « travaillait constamment à renouveler » la trêve, mais a ajouté que ce n’était « pas une alternative à un cessez-le-feu permanent ».

Il a appelé à « une enquête internationale sur les massacres commis par Israël » et à ce que le Conseil de sécurité « assume sa responsabilité juridique et agisse pour mettre fin à cette guerre barbare et contraindre Israël à reprendre des négociations crédibles pour parvenir à une solution juste à la question palestinienne ». « .

– « Agression flagrante » –

Certains membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ont resserré leurs liens avec Israël ces dernières années.

Les Émirats arabes unis et Bahreïn ont normalisé leurs relations avec Israël en 2020, et l’Arabie saoudite semblait sur le point de leur emboîter le pas.

Mais la guerre a mis un terme à ces efforts diplomatiques.

Dans une déclaration commune, le CCG a exprimé sa « profonde préoccupation » face à ce qu’il a qualifié « d’agression israélienne flagrante » à Gaza.

Le Conseil a salué les efforts du Qatar, de l’Egypte et des Etats-Unis dans la négociation d’une pause humanitaire, appelant à une nouvelle trêve « immédiatement » pour « parvenir à un cessez-le-feu complet et durable ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assisté à la séance et a accusé Israël de « crimes de guerre » et de « crimes contre l’humanité à Gaza », qui, selon lui, « ne devraient pas rester sans réponse ».

La Turquie et le Qatar soutiennent activement la cause palestinienne et ont ouvert des canaux de communication avec le Hamas.

Le Qatar, allié des États-Unis qui héberge une grande base militaire américaine, abrite un bureau du Hamas qui sert également de résidence à son dirigeant auto-exilé, Ismail Haniyeh.

Ce riche État du Golfe a défendu la présence du Hamas, établi avec la bénédiction de Washington, comme canal de résolution du conflit.