Le pouvoir veut dialoguer, mais où est la vraie opposition?

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ALGER (Reuters) – Le gouvernement algérien est prêt à un dialogue avec l’opposition, a annoncé mercredi à la radio le nouveau vice-Premier ministre, Ramtane Lamamra.

“Le dialogue est notre devoir. Notre première priorité est de rassembler tous les Algériens”, a-t-il dit.

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major des forces armées algériennes et vice-ministre de la Défense, a pour sa part assuré mercredi sur la chaîne Ennahar que l’Armée nationale populaire (ANP) garantirait “dans toutes les circonstances et toutes les conditions” la sécurité du pays.

Après trois semaines de contestation dans la rue, le président Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, très affaibli par un AVC en 2013, a annoncé lundi soir qu’il ne briguerait un cinquième mandat et le scrutin présidentiel, qui devait avoir lieu le 18 avril, a été reporté à une date non précisée.

Une conférence nationale “inclusive et indépendante” sera également constituée pour débattre du “processus de transformation” de l’Algérie.

Un diplomate chevronné, Lakhdar Brahimi, ancien envoyé spécial de l’Onu sur la Syrie, doit présider cette entité chargée de faire des propositions sur l’avenir politique du pays.

L’annonce du retrait de la candidature du président algérien a été saluée tard lundi soir dans les rues d’Alger.

Mais des milliers de manifestants sont redescendus dans les rues de plusieurs villes du pays pour exiger des réformes immédiates, craignant le maintien au pouvoir de la “vieille garde” qui pourrait selon eux manipuler et diviser l’opposition.

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