GAZA : Des frappes aériennes israéliennes ont tué 42 Palestiniens, dont 10 enfants, tôt dimanche

GAZA : Des frappes aériennes israéliennes ont tué 42 Palestiniens, dont 10 enfants, tôt dimanche

GAZA/JERUSALEM (Reuters) – Des frappes aériennes israéliennes ont tué 42 Palestiniens, dont 10 enfants, dans la bande de Gaza tôt dimanche, selon les autorités sanitaires, tandis que des combattants ont tiré des roquettes en direction d’Israël alors que les hostilités en sont à leur septième jour et ne montrent aucun signe d’apaisement.

L’armée israélienne a déclaré que les victimes civiles n’étaient pas intentionnelles, expliquant avoir attaqué un système de tunnel utilisé par les militants qui s’est effondré, entraînant dans sa chute plusieurs maisons.

Alors que le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni dimanche pour discuter des affrontements, les plus violents depuis 2014, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré que la campagne israélienne dans la bande de Gaza, contrôlée par le Hamas, se poursuivait “à pleine puissance”.

Le dirigeant a aussi indiqué que l’immeuble de Gaza touché samedi par une frappe aérienne israélienne abritait le bureau des renseignements d’un groupe “terroriste” palestinien, en plus des locaux des médias internationaux Associated Press et Al Djazira, et qu’il constituait donc une cible “légitime”.

“Nous agissons maintenant, (et) aussi longtemps que nécessaire, pour rétablir le calme et la tranquillité pour vous, citoyens d’Israël. Cela prendra du temps”, a dit Benjamin Netanyahou dans une allocution télévisée après une réunion de son cabinet de sécurité.

Dans ce qu’il a présenté comme une riposte à la destruction du bâtiment, le Hamas a tiré 120 roquettes dans la nuit, selon l’armée israélienne. La plupart ont été interceptées et une dizaine ne sont pas allées assez loin et sont tombées dans la bande de Gaza.

Les Israéliens se sont rués vers les abris au déclenchement des sirènes à Tel Aviv et à Beersheba dans le sud du pays. Une dizaine de personnes ont été blessées en se précipitant vers les abris, selon les services de secours.

LA DIPLOMATIE IMPUISSANTE

Le bilan dans la bande de Gaza atteint désormais 188 morts, dont 55 enfants, depuis que les violences ont repris lundi dernier. Israël a recensé 10 victimes, dont deux enfants, tués dans des tirs de roquette menés par le Hamas et d’autres groupes de combattants.

A New York, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a déclaré au Conseil de sécurité de l’Onu que les affrontements en Israël et dans la bande de Gaza étaient “tout à fait épouvantables” et a appelé à un arrêt immédiat des violences.

Selon l’armée israélienne, le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui contrôle la bande de Gaza, ainsi que d’autres groupes militants ont tiré plus de 2.800 roquettes depuis Gaza lors de la semaine écoulée.

C’est plus de la moitié du nombre de roquettes tirées pendant 51 jours lors des affrontements qui se sont déroulés en 2014 entre le Hamas et Israël, a indiqué l’armée, et plus intense même que les bombardements du Hezbollah depuis le Liban pendant la guerre de 2006 entre Israël et le groupe chiite soutenu par l’Iran.

De nombreuses roquettes ont été interceptées par un système antimissile israélien tandis que d’autres sont tombées avant la frontière.

Ce regain de violence est la conséquence d’affrontements entre Palestiniens et forces israéliennes autour de la mosquée Al Aqsa à Jérusalem, où les tensions ont été alimentées ces dernières semaines, qui correspondent au mois sacré musulman du ramadan, par le risque d’expulsion de plusieurs familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem-Est.

Les efforts pour établir une trêve menés par l’Egypte, le Qatar et les Nations Unies n’ont jusqu’à présent donné aucune signe de progrès. Les Etats-Unis ont envoyé un émissaire dans la région et le président Joe Biden s’est entretenu samedi avec le Premier ministre israélien et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Selon un responsable proche de l’émissaire américain Hady Amr, ce dernier a exprimé “ce que l’administration a dit ouvertement, à savoir qu’Israël bénéficie du soutien total des États-Unis pour se défendre”.

“Il a clairement indiqué que personne n’attend d’Israël qu’il agisse autrement et qu’il ne s’agit clairement pas d’une question qui peut être réglée en 24 heures”, a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat.

Les efforts de médiation sont compliqués par le fait que les Etats-Unis et la plupart des puissances occidentales ne discutent pas avec le Hamas qu’ils considèrent comme une organisation terroriste.

En Israël, le conflit s’est également traduit par des violences dans les communautés mixtes du pays, avec des attaques contre des synagogues et des commerces tenus par des Arabes vandalisés.

Des heurts ont également éclaté en Cisjordanie occupée. Au moins 15 Palestiniens ont été tués par des soldats israéliens depuis vendredi, la plupart lors d’affrontements.

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