Liban : un nouveau gouvernement est formé, soutenu par le Hezbollah

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BEYROUTH (Reuters) – Le Premier ministre libanais, Hassan Diab, a dévoilé mardi la composition de son gouvernement, qui a pu voir le jour grâce à un accord conclu entre le Hezbollah et ses alliés politiques après plusieurs semaines d’impasse.

Le nouveau cabinet, que Hassan Diab présente comme une “équipe de sauvetage”, comprend vingt ministres, dont l’économiste Ghazi Wazni, nommé aux Finances, et Nassif Hitti, ex-ambassadeur auprès de la Ligue arabe, qui occupera le ministère des Affaires étrangères.

Le pays n’avait plus de gouvernement de plein exercice depuis la démission de Saad Hariri, en octobre dernier, sous la pression de manifestations inédites contre la corruption des élites et leur incapacité à sortir le Liban d’une crise financière et économique sans précédent depuis la guerre civile de 1975-1990.

Hassan Diab a été désigné avant Noël. Mais le Hezbollah et ses alliés politiques n’avaient jusqu’à présent pas réussi à s’entendre sur l’attribution des ministères.

Le Courant du Futur, le mouvement de Saad Hariri, n’est pas représenté dans le gouvernement dévoilé mardi, pas plus que les Forces libanaises (chrétiennes) et le Parti socialiste progressiste, dirigé par le druze Walid Jumblatt.

Selon des observateurs, le rôle déterminant du Hezbollah, inscrit sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis, pourrait dissuader certains pays de fournir au Liban l’aide financière dont il a besoin.

La contestation n’a pas faibli, et plus de 300 personnes ont été blessées dans des affrontements entre manifestants et forces de sécurité qui ont embrasé le centre de Beyrouth dans la nuit de samedi à dimanche.

La chute de la livre libanaise et l’encadrement des retraits bancaires, conjugués à une forte inflation et à la progression du chômage, pèsent sur la vie quotidienne des Libanais.

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