Le Hezbollah n’autorisait pas Macron qu’il ne peut pas se comporter en “chef du Liban”

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BEYROUTH (Reuters) – Le Hezbollah ne s’est jamais engagé à accepter n’importe quelle forme de gouvernement pour le Liban, a déclaré mardi soir le chef du puissant mouvement chiite, Hassan Nasrallah, ajoutant qu’il saluait l’initiative de la France mais que cela n’autorisait pas Emmanuel Macron à se comporter en chef d’Etat du Liban.

Le secrétaire général du Hezbollah, qui s’exprimait dans un discours télévisé, estime en outre que l’approche adoptée par le dirigeant français, avec ultimatum fixé pour la formation d’un “gouvernement de mission”, doit changer sous peine de ne produire aucun résultat.

Il a par ailleurs accusé d’anciens Premiers ministres libanais, sunnites, dont Saad Hariri, de chercher à exploiter à des fins politiques l’implication de la France dans la crise politique, économique et financière du pays.

Plus tôt dans la journée, ses alliés chiites du mouvement Amal s’étaient dits surpris des accusations d’Emmanuel Macron, qui a en partie imputé au tandem chiite la démission du Premier ministre désigné Moustapha Adib, incapable de former un gouvernement.

Le président français, qui s’est fortement impliqué dans la crise libanaise, a dénoncé lors d’une conférence de presse organisée dimanche en fin de journée entre Paris et Beyrouth une “trahison collective” de la classe politique libanaise, incapable de s’entendre sur un “gouvernement de mission” alors, a-t-il dit, qu’elle s’y était engagée auprès de lui lors de sa visite à Beyrouth, début septembre.

Il a également appelé le Hezbollah à une “clarification”. “Le Hezbollah ne peut en même temps être une armée en guerre contre Israël, une milice déchaînée contre les civils en Syrie et un parti respectable au Liban”, a-t-il dit.

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