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FLOTILLE DE LA LIBERTÉ : L’ARMÉE ISRAÉLIENNE INTERVIENT EN HAUTE MER ET ARRÊTE DES CENTAINES D’ACTIVISTES

Une opération militaire d’envergure a été déclenchée en mer Méditerranée. Les forces navales israéliennes ont intercepté une flottille humanitaire civile internationale qui faisait route vers la bande de Gaza, entraînant l’arrestation de centaines de militants.


Une interception musclée dans les eaux internationales

Les unités d’élite de la marine israélienne ont lancé un assaut coordonné au large des côtes chypriotes, à des centaines de kilomètres de leur objectif. La cible : la « Flottille de la résilience mondiale », un convoi composé de dizaines de navires partis des côtes turques dans le but affiché de briser le blocus maritime imposé à l’enclave palestinienne.

Selon Abd al-Rahman al-Kahlout, membre de l’équipe organisatrice de la flottille, les forces israéliennes ont déjà intercepté 39 navires et procédé à l’arrestation de 345 militants civils. Les médias israéliens rapportent que les activistes arrêtés ont été transférés à bord d’un navire militaire équipé d’une « prison flottante », avant d’être acheminés vers le port d’Ashdod.

Une approche offensive assumée par Tel-Aviv

La direction politique et militaire israélienne a immédiatement revendiqué la fermeté de cette opération. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou s’est entretenu directement avec le commandant des forces spéciales navales pour saluer l’intervention :

« Vous êtes en train de déjouer un plan malveillant visant à briser notre blocus contre les combattants du Hamas à Gaza. »

Le ministère israélien des Affaires étrangères a réaffirmé dans un communiqué officiel qu’aucune violation du blocus maritime ne serait tolérée, appelant les navires restants à faire demi-tour immédiatement. Un responsable israélien, cité par la Chaîne 12, a souligné que la stratégie adoptée cette fois-ci était strictement « offensive » et qu’aucune assistance ou concession ne serait accordée aux participants.

Des accusations de « kidnapping » par les organisateurs

Du côté des militants, la colère et l’indignation dominent. Les activistes à bord ont lancé des appels pressants à leurs gouvernements respectifs pour obtenir leur libération, qualifiant l’opération militaire d' »enlèvement » en haute mer.

Tara O’Grady, membre du comité de pilotage de la flottille, a vivement dénoncé les méthodes employées par l’armée israélienne. Selon ses déclarations, les militaires ont « kidnappé » les militants pour les traiter comme des « otages dans des navires-prisons ». Elle a également affirmé que les forces israéliennes avaient déchiré les voiles et incendié certaines embarcations vides afin d’empêcher les militants de les réutiliser à l’avenir.

La suite de la flottille toujours en route

Malgré l’ampleur de l’interception, l’opération n’est pas totalement terminée. Selon les organisateurs, 9 navires ont réussi à échapper à la première vague de contrôle et poursuivent leur route vers les côtes de Gaza, dont ils se trouvaient à environ 40 heures de navigation au moment des dernières déclarations.

Les membres de la flottille restants affichent leur détermination à mener à bien leur mission humanitaire, affirmant transporter avec eux « les espoirs et le soutien de la société civile mondiale ». De son côté, la marine israélienne poursuit le déploiement de son plan pour neutraliser le reste du convoi qui refuse de rebrousser chemin.

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