27/11/2021

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La France envoie les forces spéciales de la police en Guadeloupe au milieu des émeutes du COVID

carte coronavirus

AP- Les autorités françaises envoient des forces spéciales de police sur l’ île caribéenne de Guadeloupe, un territoire français d’outre-mer, alors que les manifestations contre les restrictions liées au COVID-19 ont dégénéré en émeutes.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé des violences « inacceptables » dans un entretien au journal Le Parisien paru dimanche. Il a indiqué que 50 agents des forces spéciales de la police devaient arriver en Guadeloupe. Ils viennent s’ajouter aux 200 autres policiers envoyés sur l’île des Caraïbes depuis la France métropolitaine.

Cette décision intervient après plusieurs jours de manifestations et de barrages routiers.

Darmanin a déclaré à la suite d’une réunion d’urgence samedi à Paris que « des coups de feu ont été tirés contre des policiers » en Guadeloupe et qu’il y a eu des pillages. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré que des équipements de rue, des voitures et certains bâtiments ont été incendiés.

Les médias français ont déclaré que plusieurs bâtiments du centre-ville de Pointe-à-Pitre, la plus grande ville de l’île, avaient été détruits.

Les barrages routiers ont mis les hôpitaux dans « une situation très difficile pendant quelques heures » pendant lesquelles les patients et les fournitures ne pouvaient pas atteindre les hôpitaux, entraînant notamment des repas non servis, a déclaré samedi Darmanin.

« L’Etat restera ferme », a-t-il déclaré, ajoutant qu’au moins 31 personnes avaient été arrêtées par la police.

Le préfet de Guadeloupe Alexandre Rochatte a imposé un couvre-feu nocturne de 18 heures à 5 heures du matin depuis vendredi.

Rochatte a déclaré samedi dans un communiqué que certaines installations électriques à proximité des barrages avaient été endommagées, ce qui a causé des pannes chez certains clients. Il a mis en garde contre le risque d’électrocution pour ceux qui restent à proximité des barrages et a exhorté les gens à ne jamais toucher les câbles électriques.

Les manifestations ont été appelées par les syndicats pour dénoncer le laissez-passer sanitaire COVID-19 requis pour accéder aux restaurants et cafés, aux lieux culturels, aux arènes sportives et aux voyages longue distance. Les manifestants protestent également contre les vaccinations obligatoires en France pour les travailleurs de la santé.

Le laissez-passer montre que les personnes sont entièrement vaccinées, ont eu un test négatif récent ou la preuve d’un récent rétablissement du COVID-19.

Darmanin a déclaré qu’environ 80% des agents de santé de l’île ont été vaccinés.