28/11/2021

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Réchauffement Climatique : Pourquoi il est difficile d’abandonner le charbon ?

charbon usine

GLASGOW, Écosse (AP) – À l’approche des pourparlers de l’ONU sur le climat à Glasgow, l’hôte britannique a annoncé que l’un de ses objectifs de la conférence était de confier le charbon à l’histoire.

Cela s’est avéré plus facile à dire qu’à faire. Même le dire – par écrit – est devenu tout un défi.

Les négociateurs du gouvernement à Glasgow ont écrit et réécrit un paragraphe qui énonce que la lutte contre le changement climatique exige que le monde mette fin à l’énergie au charbon, ainsi qu’aux subventions aux combustibles fossiles. Le libellé sur le charbon a été affaibli une dernière fois juste avant que le marteau ne tombe après que l’Inde, dépendante du charbon, ait insisté pour remplacer les mots « élimination progressive » par « élimination progressive ».

Voici un aperçu du rôle que joue le charbon dans le changement climatique et le système énergétique, et pourquoi il a été si difficile de s’en éloigner :

POURQUOI MISER SUR LE CHARBON ?

Des trois combustibles fossiles – charbon, pétrole et gaz naturel – le charbon est le plus grand méchant climatique. Il est responsable d’environ 20 % de toutes les émissions de gaz à effet de serre. C’est aussi un combustible relativement facile à remplacer : des alternatives renouvelables à l’énergie au charbon sont disponibles depuis des décennies. La combustion du charbon a également d’autres impacts environnementaux, notamment la pollution de l’air qui contribue au smog, aux pluies acides et aux maladies respiratoires.

QUI BRULE LE PLUS DE CHARBON ?

La Chine, le pays le plus peuplé du monde et un géant manufacturier, est de loin le plus gros consommateur de charbon au monde, suivie par l’Inde et les États-Unis. En 2019, la Chine a produit 4 876 TWh d’électricité à partir du charbon, presque autant que le reste du monde réuni, selon l’Agence internationale de l’énergie. Mais corrigée de la taille de la population, la situation est différente : l’Australie a les émissions de charbon par habitant les plus élevées parmi le groupe des 20 plus grandes économies, suivie de la Corée du Sud, de l’Afrique du Sud, des États-Unis et de la Chine, selon une analyse d’Ember, un climat et groupe de réflexion sur l’énergie.

POURQUOI LES PAYS BRULENT-ILS ENCORE DU CHARBON ?

La réponse courte est que le charbon est bon marché et abondant. Mais même si les énergies renouvelables deviennent plus compétitives en termes de prix, il n’est pas facile de se débarrasser du charbon. Les besoins en électricité montent en flèche à mesure que la population et la prospérité mondiales augmentent, et les énergies renouvelables ne suffisent tout simplement pas à satisfaire cette croissance de la demande. L’AIE prévoit que l’Inde devra ajouter un système électrique de la taille de celui de l’Union européenne pour répondre à la croissance attendue de la demande d’électricité au cours des 20 prochaines années. Le rôle du charbon dans le secteur de l’électricité est resté relativement stable au cours des cinq dernières décennies. Les statistiques de l’AIE montrent qu’en 1973, la part du charbon dans la production mondiale d’électricité était de 38 % ; en 2019, il était de 37 %.

QU’EST-CE QUI A ÉTÉ CONVENU SUR LE CHARBON À GLASGOW ?

De nombreux pays vulnérables, y compris des nations insulaires qui craignent d’être perdus à cause de la montée des mers, espéraient que les gouvernements appelleraient pour la première fois dans un accord des Nations Unies sur le climat à l’élimination progressive du charbon. Mais le libellé a été édulcoré au cours des pourparlers en raison de la résistance menée par l’Inde et à la fin, l’accord appelle simplement les pays à intensifier leurs efforts pour « réduire progressivement l’énergie au charbon » sans fixer de calendrier.

QUELLE EST LA SUITE POUR LE CHARBON ?

L’avenir du charbon s’annonce sombre à long terme malgré la vague décision de Glasgow. Ce n’est pas seulement motivé par les préoccupations climatiques : aux États-Unis, le gaz naturel remplace le charbon depuis des années pour des raisons économiques, bien que le charbon ait rebondi cette année en raison d’une flambée des prix du gaz naturel. Depuis l’Accord de Paris en 2015, de nombreux pays ont fixé des objectifs de zéro émission nette, qui nécessitent souvent des