18/10/2021

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Pegasus Makhzen connexion : Macron convoque un conseil de défense

macron M6 Prgasus

AFP – Le président Emmanuel Macron réunira jeudi matin un conseil de défense « exceptionnel dédié à l’affaire Pegasus et à la question de la cybersécurité », a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

« Le président de la République suit au plus près ce dossier et prend cette affaire très au sérieux », a-t-il souligné sur France Inter, en rappelant que la France poursuivait ses investigations après les révélations sur la présence des téléphones d’Emmanuel Macron parmi les cibles potentielles du logiciel espion.

« Cette enquête ne dit pas si ses téléphones ont été tous effectivement infectés, si des données en ont été +retirées+ », et donc c’est ça qui est en train d’être regardé », a précisé M. Attal.

Mardi, Le Monde et Radio France, qui font partie du consortium de 17 médias à l’origine des révélations sur un système d’espionnage de masse lié au logiciel Pegasus, avaient révélé qu’un numéro du chef de l’Etat figurait « dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l’Etat marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage ».

Une source sécuritaire avait assuré à l’AFP mercredi que, pour les téléphones portables d’Emmanuel Macron, « les paramètres de sécurité sont les plus restrictifs possibles et les installations d’applications et téléchargements sont bloquées. »

« C’est une affaire qui, si ce qui a été révélé par Radio France (et le journal Le Monde) est confirmé et avéré, est très grave », a redit jeudi M. Attal.

« Les téléphones (du président) sont changés régulièrement. Il y a un certain nombre de paramètres de sécurité qui protègent, qui sont changés très régulièrement. Il y a des protections qui sont faites », a assuré le porte-parole, interrogé sur une possible négligence au sommet de l’Etat.

Gabriel Attal a par ailleurs affirmé qu’il fallait « protéger les autres (personnes visées), les secteurs public et économique » du pays, rappelant qu’un plan de « 100 millions d’euros » avait été lancé depuis un an pour « équiper nos hôpitaux et aider nos collectivités locales » à faire face aux cyberattaques.