19/10/2021

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Le Quotidien Le monde persiste et signe face aux allégations du Maroc

Macron M6 pegasus

Le makhzen a été pris la main dans le sac dans l’affaire Pegasus. Les services secrets Marocains ont bel et bien utilisé cette technologie pour infiltrer les smartphones de personnalités politiques en France ( plus de 1000 personnalités dont le président Macron)et surtout en Algérie ( avec plus de 6000 smartphones). Le Maroc veut se dédouanier de cet acte criminel au point où le Makhzen a même annoncé que le téléphone du roi Mohamed 6 a été piraté par ce logiciel. Le quotidien Le monde dans son édition d’aujourd’hui ( voir les paragrpahes ci-dessous) a apporté d’autres preuves de l’implication du Maroc dans cet acte criminel.

L’entreprise israélienne éditrice du logiciel Pegasus et le gouvernement marocain ont publié, depuis le 18 juillet, plusieurs communiqués mettant en cause les révélations de Forbidden Stories et du journal Français le Monde.

Le pire est que le Maroc nie être client du groupe israélien NSO Group. Dans sa réponse portant sur son utilisation du logiciel espion Pegasus commercialisé par la société israélienne NSO Group, l’ambassade du Maroc en France avait répondu à Forbidden Stories, ce 17 juillet, « ne pas comprendre le contexte de [cette] saisine », et affirmait qu’Amnesty International « a été incapable de prouver une quelconque relation entre le Maroc et [NSO] ».
Ce 19 juillet, dans un communiqué publié par l’agence de presse officielle MAP, le Maroc affirme n’avoir « jamais acquis de logiciels informatiques pour infiltrer des appareils de communication, de même que les autorités marocaines n’ont jamais eu recours à ce genre d’actes ».
Une même signature sur plusieurs téléphones
Le journal le monde en réponse à la partie marocaine qui cherche à noyer le poisson. La rédaction du journal lemonde précise que le « Projet Pegasus » a accumulé de multiples éléments, tant techniques que concernant l’identité des cibles, qui montrent très clairement que le Maroc est client de NSO et opère des surveillances électroniques par le biais de Pegasus.

L’obsession du Maroc sur le sahara occidental


De nombreuses victimes du logiciel espion ont par ailleurs eu maille à partir avec le renseignement marocain, dont des militants partisans de l’indépendance du Sahara occidental ou des journalistes. Par ailleurs, le Citizen Lab de l’université de Toronto, l’un des principaux centres de recherche au monde sur les logiciels espions, avait, dès 2018, identifié le Maroc comme un très probable client de NSO, en se basant sur une analyse des infrastructures utilisées par le logiciel espion. Des analyses plus récentes du même Citizen Lab ont confirmé que le client marocain de NSO group avait été actif en France depuis 2018 et jusqu’à cette année.
Le Security Lab d’Amnesty International a retrouvé aussi des traces de Pegasus, portant la signature technique distinctive d’un même client, sur les téléphones utilisés par le journaliste Edwy Plenel ou l’ancien ministre François de Rugy, tout comme sur les téléphones de la militante Claude Mangin et du journaliste marocain Omar Radi – deux personnes qui intéressent au plus haut point les services de renseignement marocains.


Des « preuves matérielles » publiques

Dans un communiqué publié ce 20 juillet, le Royaume du Maroc « met au défi les colporteurs d’allégations mensongères et infondées, dont Amnesty International et le consortium Forbidden Stories, ainsi que leurs soutiens et protégés, de fournir la moindre preuve tangible et matérielle, en appui à leurs récits surréalistes ».

« Projet Pegasus » : l’obsession du Sahara occidental pousse le Maroc à tenter d’espionner le maire d’Ivry-sur-Seine


Les preuves matérielles sont toutes publiques : elles ont été mises en ligne dès ce dimanche par le Security Lab d’Amnesty International. La méthodologie de ce rapport a été validée de manière indépendante par le Citizen Lab de Toronto. Aucun élément remettant en cause la moindre partie du rapport, dont le sérieux a été unanimement salué dans le milieu de la sécurité informatique, n’a été signalé à ce jour.
Des analyses concordantes
NSO Group conteste, en bonne partie, les informations publiées par les différents médias partenaires au sein du « Projet Pegasus ». L’entreprise dément en particulier un point crucial : elle affirme que les données analysées par le consortium, une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone, n’ont rien à voir avec le système de Pegasus et ne représentent pas des « cibles ».
L’analyse de multiples téléphones figurant dans cette liste montre, comme l’écrivent les médias du consortium depuis le début, qu’elle contient à la fois des numéros qui ont été infectés, des numéros qui ont été ciblés, et des numéros qui n’ont pas été ciblés par Pegasus. Plus de la moitié des téléphones testés par le Security Lab d’Amnesty International avaient été infectés ou présentaient des traces du logiciel espion – une coïncidence extrêmement forte si cette liste n’avait aucun rapport avec NSO et son outil.

« Projet Pegasus » : dans les coulisses de la traque d’un logiciel espion sophistiqué


NSO affirme par ailleurs n’avoir aucun accès aux numéros ciblés par ses clients, mais a démenti, ces derniers jours, qu’ils aient pu cibler des personnalités comme Emmanuel Macron, le roi du Maroc, Mohammed VI, ou l’entrepreneur Pavel Durov. D’après les informations du consortium, lorsque NSO mène des enquêtes a posteriori, ce sont les clients qui lui fournissent leurs données de ciblage ; ces derniers peuvent facilement refuser ou altérer les données avant de les transmettre à NSO. L’entreprise a ainsi nié que l’entourage du journaliste assassiné Jamal Khashoggi ait pu être ciblé par son logiciel espion. Les analyses des téléphones de plusieurs de ses proches montrent sans équivoque qu’ils ont bien été infectés par Pegasus.

Ce 21 juillet, NSO a publié un nouveau communiqué, titré « Ça suffit ». L’entreprise y explique que « face à la campagne médiatique très bien orchestrée, menée par Forbidden Stories et poussée par des groupes d’intérêt, et leur totale absence de respect pour les faits, NSO annonce qu’elle ne répondra plus aux questions portant sur ce sujet et ne participera pas à cette vicieuse campagne de dénigrement ».