L’Iran avertit qu’il ripostera en cas de frappes de Trump sur ses installations énergétiques
Au 45ème jour de la signature du protocole d’accord entre Washington et Téhéran, et après 154 jours d’un conflit persistant, les tensions franchissent un nouveau cap critique. Alors que la menace d’une escalade militaire plane sur le Moyen-Orient, l’Iran se dit prêt à répondre fermement à toute attaque américaine.
Des préparatifs pour une campagne de bombardements intensifs
Selon des responsables américains cités par les médias aux États-Unis, Washington et Israël planifient et se préparent à ce qui pourrait être l’une des campagnes de bombardements les plus sévères contre les infrastructures énergétiques de l’Iran. Ces opérations pourraient débuter dès ce week-end.
Un responsable américain a précisé au site Axios que le président Donald Trump étudie sérieusement la possibilité d’attaquer des cibles énergétiques iraniennes dans les prochains jours. L’objectif stratégique de cette manœuvre serait de contraindre les Iraniens à accepter les conditions américaines lors des négociations en cours. Il est toutefois souligné que le président n’a pas encore émis d’ordre définitif à ce sujet.
L’avertissement sévère et le « plan global » de Téhéran
Face à ces menaces imminentes, la République islamique ne compte pas rester les bras croisés. L’agence de presse iranienne Tasnim, citant un haut responsable de la sécurité, a affirmé que Téhéran avait d’ores et déjà préparé un plan de riposte global en cas de « folie américaine potentielle ». Ce même responsable a qualifié de « pure folie » toute tentative de frapper les infrastructures vitales de son pays.
Pression maximale et opérations de « Colère » américaines
De son côté, Donald Trump a menacé de frapper l’Iran « de manière extrêmement forte ». Bien qu’il ait affirmé que le pays avait déjà subi des coups dévastateurs, il a reconnu que Téhéran conservait des capacités opérationnelles. Le président américain a par ailleurs insisté sur le fait que la situation actuelle relevait d’une « opération militaire et non d’une guerre ».
Cette ligne dure est soutenue par l’ensemble de son administration :
Sur le plan économique et militaire : Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que les efforts des États-Unis pour assiéger l’Iran, à travers les opérations baptisées « Colère épique » et « Colère économique », ne s’arrêteraient jamais.
Sur le plan nucléaire : Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a réaffirmé l’engagement absolu de Washington à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, ajoutant : « Nous avons les meilleurs négociateurs du monde et nous leur avons donné des opportunités. »
Une porte ouverte aux négociations sous conditions
Malgré la rhétorique martiale, la voie diplomatique n’est pas totalement fermée. Le New York Post, citant un responsable américain, rapporte que Donald Trump reste disposé à donner une chance aux négociations. Cependant, le président exige en contrepartie que l’Iran accepte un cessez-le-feu immédiat.
Maintien des discussions stratégiques autour du détroit d’Ormuz
En marge de cette confrontation directe avec Washington, la diplomatie régionale poursuit son cours. Les pourparlers se maintiennent en effet entre l’Iran et le sultanat d’Oman concernant la sécurité et la gestion du stratégique détroit d’Ormuz, et ce, en dépit du regain de tension palpable avec les États-Unis. algerie24.net










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