Le président tunisien Essebsi ne souhaite pas briguer un second mandat

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TUNIS (Reuters) – Le président tunisien Béji Caïd Essebsi a déclaré samedi qu’il ne souhaitait pas briguer un second mandat lors de l’élection présidentielle prévue en fin d’année, malgré le souhait exprimé par son parti de le voir se présenter.

Les manifestations qui ont poussé le président algérien Abdelaziz Bouteflika à la démission ont trouvé un écho en Tunisie, d’où était parti le “printemps arabe” en 2011 et où des campagnes ont été lancées sur les réseaux sociaux pour s’opposer à une réélection de Béji Caïd Essebsi.

La Constitution tunisienne adoptée en 2014 autorise le chef de l’Etat à effectuer deux mandats consécutifs mais beaucoup de Tunisiens jugent Essebsi, 93 ans, bien trop âgé pour continuer à diriger le pays.

“Je vais dire franchement que je ne veux pas me présenter pour un second mandat parce que la Tunisie a de nombreux talents”, a déclaré le président lors d’une réunion de son parti Nidaa Tounes à Monastir.

La Tunisie organisera des élections législatives le 6 octobre et présidentielle à partir du 17 novembre. C’est la troisième fois que les Tunisiens sont appelés aux urnes depuis la chute de l’autocrate Zine el Abidine Ben Ali en 2011.

Aucun candidat d’envergure ne s’est pour le moment déclaré pour l’élection présidentielle.

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