Une vingtaine d’obus de mortier tirés de Gaza sur Israël

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À LA FRONTIÈRE GAZA-ISRAEL (Reuters) – Plus de 25 obus de mortier ont été tirés mardi de la bande de Gaza en direction du sud d’Israël, l’une des plus violentes attaques de ce type depuis la guerre de 2014, a annoncé l’armée israélienne. Ces tirs n’ont pas fait de victime.

Israël a riposté en menant une frappe aérienne contre une position du groupe Djihad islamique, ont rapporté des habitants de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a mis en cause le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis plus de dix ans, et le Djihad islamique. Les deux mouvements palestiniens se sont réjouis des tirs de mortier sans toutefois en revendiquer la responsabilité.

“Les Forces de défense israéliennes vont riposter avec force”, avait promis Netanyahu avant la frappe aérienne.

“Un barrage de 25 obus de mortier a été tiré en direction de plusieurs sites sur le territoire israélien. La plupart de ces tirs ont été interceptés par le système de défense aérienne Dôme de Fer des IDF (Forces de défense israéliennes)”, a précisé un communiqué de Tsahal.

L’un des obus est tombé dans la cour d’une école maternelle, dont les murs ont été frappés par des éclats, une heure avant l’ouverture des classes, a constaté un photographe de Reuters.

Peu auparavant, les sirènes d’alarme annonçant de possibles tirs avaient été déclenchées dans le sud du pays, poussant la population à se réfugier dans les abris.

“Aucun pays au monde ne pourrait accepter de telles menaces contre sa population civile”, a écrit sur Twitter Emmanuel Nahshon, un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères.

Les tensions sont très fortes à la frontière entre l’enclave palestinienne et Israël.

Dimanche, après la découverte d’un engin explosif près de la “clôture de sécurité”, des tirs de char israélien ont tué trois combattants du Djihad islamique.

Depuis la fin mars, 116 Palestiniens ont été tués et des milliers d’autres blessés par des tirs à balles réelles lors de manifestations à la frontière pour réclamer le “droit au retour” des réfugiés palestiniens.

Les organisateurs de ces manifestations ont annoncé qu’ils feraient appareiller mardi un bateau de la bande de Gaza afin de défier le blocus maritime imposé par les Israéliens à la petite enclave côtière, où vivent plus de deux millions de personnes.

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