Suisse : Référendum dimanche sur la libre circulation des personnes

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ZURICH (Reuters) – Les électeurs suisses décideront dimanche s’ils veulent rompre l’accord bilatéral entre l’Union européenne et la Suisse sur la libre circulation des personnes, après plusieurs semaines d’une campagne référendaire qui a mis en évidence les clivages de la société à l’égard des étrangers, qui représentent un quart de la population.

Le parti conservateur de droite extrême Union démocratique du centre (UDC), à l’origine de l’initiative populaire “pour une immigration modérée”, a mis en avant des arguments qui ne sont pas sans rappeler ceux utilisés par les partisans du Brexit à l’approche du référendum de 2016 sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne.

“Les emplois sont menacés; des travailleurs indigènes (sic), notamment les plus âgés, sont licenciés et remplacés par des jeunes étrangers; les logements se raréfient; leurs prix et les loyers augmentent; les paysages sont bétonnés; les trains, les routes et les écoles sont bondés. Les immigrants modifient également notre culture. Les places, les rues et les trains sont de moins en moins sûrs”, peut-on lire sur le site internet du parti majoritaire au parlement suisse.

Les opposants à la proposition soutiennent qu’une telle initiative priverait les entreprises suisses de travailleurs qualifiés et qu’elle mettrait en péril les accords qui améliorent l’accès de la Suisse au marché unique de l’UE.

Plusieurs sondages d’opinion suggèrent que l’UDC n’est pas parvenue à convaincre les citoyens. Selon la dernière enquête de l’Institut gfs.bern, 63% des personnes interrogées étaient opposés à la proposition, les Suisses privilégiant la stabilité en cette période de grande incertitude liée à la crise économique et à la pandémie de coronavirus

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