Nucléaire : L’AIEA demande à l’Iran de lui donner l’accès à deux sites suspects

Partagez cet article

VIENNE (Reuters) – Le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a adopté vendredi une résolution appelant l’Iran à cesser de lui bloquer l’accès à deux sites suspects et à coopérer pleinement avec l’agence.

Depuis le début de l’année, l’AIEA a publié deux rapports reprochant à Téhéran de ne pas avoir répondu à des questions liées à des activités nucléaires menées sur trois sites quelque vingt ans avant la signature de l’accord de Vienne en 2015.

L’agence onusienne ajoute que ses inspecteurs ont été interdits d’accès à deux de ces sites qui pourraient avoir abrité des activités nucléaires clandestines dans les années 2000.

La résolution adoptée vendredi a été rédigée par les signataires européens de l’accord de Vienne – Allemagne, France, Grande-Bretagne. Elle a été soumise au vote, la Chine s’étant opposée au texte.

Elle “appelle l’Iran à coopérer pleinement avec l’agence et à répondre aux requêtes de l’agence dans les plus brefs délais, en fournissant notamment un accès aux rapides aux sites spécifiés”.

Les services de renseignement américains et israéliens et l’AIEA pensent de longue date que l’Iran a mené un programme d’armement nucléaire secret dont il a arrêté le développement en 2003, bien avant la signature de l’accord de 2015. Téhéran nie l’existence d’un tel programme et assure qu’il ne cherchera jamais à obtenir la bombe atomique.

L’Iran a commencé à se soustraire à une partie des dispositions prévues dans l’accord de Vienne après le retrait unilatéral des Etats-Unis et le rétablissement de sanctions économiques décidés en mai 2018 par Donald Trump.

Les chefs de la diplomatie allemande, française et britannique se retrouvent ce vendredi à Berlin pour discuter de “la stratégie européenne des prochains mois” face à l’Iran sur le dossier du nucléaire.

Jean-Yves Le Drian évoquera notamment “le soutien que nous continuons d’apporter à l’AIEA et nos attentes à l’égard de l’Iran dans sa coopération entière et sans délai avec l’Agence”, a précisé le ministère des Affaires étrangères.

Donner votre avis