Méditerranée orientale: Erdogan veut une neutralité de l’Union européenne

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ISTANBUL (Reuters) – L’attitude de l’Union européenne dans le différend opposant la Turquie à la Grèce sur le partage des eaux en Méditerranée orientale sera “un test de sa sincérité” vis-à-vis “du droit international et la paix régionale”, a déclaré dimanche le président turc au président du Conseil européen.

“[Recep Tayyip] Erdogan a déclaré que l’attitude dont fera preuve l’Union européenne sera un test de sa sincérité du point de vue du droit international et de la paix régionale”, ont déclaré les services présidentiels turcs en rendant compte d’un entretien du chef de l’Etat avec Charles Michel.

Les commentaires provocants et les décisions prises par certains dirigeants européens sur des questions régionales n’aideront pas à parvenir à une solution, ajoute le communiqué, alors que la Turquie s’est heurtée plusieurs fois à la France ces dernières semaines au sujet des missions de prospection pétrolière qu’elle mène en Méditerranée orientale.

“Le président Erdogan a appelé les institutions et les Etats membres de l’UE à se comporter de manière responsable et à demeurer justes, impartiales et objectives sur toutes les questions régionales, et particulièrement sur la Méditerranée orientale”, poursuit le communiqué de la présidence turque.

Vendredi, Charles Michel avait déclaré que les dirigeants européens comptaient appliquer “la politique de la carotte et du bâton” envers Ankara lors de leur prochaine réunion les 24 et 25 septembre, tout en proposant une conférence internationale impliquant les principales parties concernées et l’Otan, auxquels appartiennent à la fois la Grèce et la Turquie.

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a de son côté annoncé jeudi qu’Athènes et Ankara avaient accepté d’engager des discussions techniques afin d’éviter que des incidents surviennent en Méditerranée orientale.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a déclaré le lendemain que son pays était prêt à entamer des discussions avec la Turquie dès que cesseraient les “provocations” d’Ankara.

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