27/10/2021

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La Corée du Nord tire un « missile » et insiste sur le droit indéniable de tester ses armes

AFP- La Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire, a tiré mardi ce qui semblait être un missile à courte portée dans la mer, a déclaré l’armée sud-coréenne, alors que l’ambassadeur de Pyongyang à l’ONU a insisté sur le fait qu’elle avait le droit indéniable de tester ses armes.

L’engin a été tiré depuis la province septentrionale de Jagang vers les eaux au large de la côte est, selon l’état-major interarmées du Sud, et un porte-parole du ministère japonais de la Défense a déclaré à l’AFP qu’il « semble être un missile balistique ».

Moins d’une heure plus tard, l’ambassadeur de Pyongyang aux Nations Unies, Kim Song, a déclaré à l’Assemblée générale des Nations Unies à New York : « Personne ne peut nier le droit à la légitime défense de la RPDC », le nom officiel du Nord.

Il s’agit du dernier d’une série de messages mitigés de Pyongyang, quelques jours après que la sœur influente du leader Kim Jong Un, Kim Yo Jong, un conseiller clé de son frère, ait évoqué la perspective d’un sommet intercoréen.

Mais elle a insisté sur le fait que « l’impartialité » et le respect mutuel seraient requis, appelant le Sud à « cesser de débiter une remarque impudente ».

Elle a condamné comme « double standard » les critiques sud-coréennes et américaines des développements militaires du Nord, tandis que les alliés renforcent leurs propres capacités.

Ces derniers jours, le président sud-coréen Moon Jae-in, qui n’a plus que quelques mois à exercer, a réitéré devant l’Assemblée générale des Nations Unies ses appels de longue date à une déclaration formelle de la fin de la guerre de Corée.

Le Nord a envahi le Sud en 1950 et les hostilités ont cessé trois ans plus tard avec un armistice plutôt qu’un traité de paix, les laissant techniquement toujours en état de conflit.

Pyongyang fait l’objet de plusieurs séries de sanctions internationales pour ses programmes interdits de développement d’armes nucléaires et de missiles balistiques.

Dans son propre discours à l’Assemblée générale des Nations Unies, Kim Song du Nord a déclaré que le Nord avait le droit de « développer, tester, fabriquer et posséder » des systèmes d’armes équivalents à ceux du Sud et de son allié américain.

« Nous ne faisons que renforcer notre défense nationale afin de nous défendre et de sauvegarder de manière fiable la sécurité et la paix du pays », a-t-il déclaré.

– « Agresseur odieux des droits humains » –

Pyongyang a déjà effectué plusieurs lancements de missiles ce mois-ci, l’un impliquant des missiles de croisière à longue portée et un autre qui, selon l’armée sudiste, concernait des missiles balistiques à courte portée.

Séoul a également testé avec succès un missile balistique lancé par un sous-marin pour la première fois, ce qui en fait l’un des rares pays dotés de la technologie de pointe.

Les pourparlers entre Pyongyang et Washington sont en grande partie au point mort depuis qu’un sommet de 2019 à Hanoï entre le dirigeant Kim et le président de l’époque Donald Trump s’est effondré sur l’allégement des sanctions et ce que le Nord serait prêt à abandonner en retour.

Depuis lors, le Nord a dénoncé à plusieurs reprises le Sud et son président Moon, et fait exploser un bureau de liaison de son côté de la frontière que Séoul avait construit.

Après une réunion d’urgence, le Comité de sécurité nationale du Sud a publié mardi une déclaration disant qu’il « a exprimé ses regrets pour le lancement à un moment où la stabilité politique dans la péninsule coréenne est très critique ».

Yang Moo-jin, professeur à l’Université des études nord-coréennes, a déclaré à l’AFP : Guerre de Corée. »

« Pyongyang surveillera et étudiera la réaction de Moon après le lancement d’aujourd’hui et décidera de ce qu’il veut faire sur des choses telles que la restauration de la hotline intercoréenne », a-t-il ajouté.

Washington stationne environ 28 500 soldats dans le Sud pour le défendre contre son voisin et protéger les intérêts américains en Asie du Nord-Est.

L’administration du président américain Joe Biden a déclaré à plusieurs reprises qu’elle était disposée à rencontrer des responsables nord-coréens n’importe où, n’importe quand, sans conditions préalables, dans ses efforts pour rechercher la dénucléarisation.

Mais le Nord n’a montré aucune volonté de renoncer à son arsenal, dont il dit avoir besoin pour se défendre contre une invasion américaine.

Lundi, l’agence de presse centrale coréenne officielle du Nord a publié un article qualifiant les États-Unis de « violateur des droits humains le plus odieux au monde » pour leurs politiques de sanctions contre divers pays.

Le Nord devait également ouvrir mardi une session de son parlement approuvé, l’Assemblée populaire suprême.