Grèce : Le ministre de la Défense opposé à l’accord sur la Macédoine

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ATHENES (Reuters) – Le ministre grec de la Défense Panos Kammenos, allié stratégique du parti Syriza au sein de la coalition de gouvernement, a déclaré mardi qu’il s’opposerait à l’accord passé sur le nom de la Macédoine.

Athènes et Skopje ont signé le mois dernier un accord visant à rebaptiser l’ex-république yougoslave “République de Macédoine du Nord”, afin d’en finir avec un contentieux diplomatique qui empêchait la Macédoine d’entrer dans l’Union européenne et dans l’Otan, du fait du veto grec.

La Grèce et la Macédoine entretenaient un contentieux depuis 1991, les Grecs estimant que les Macédoniens, en utilisant ce nom, pourraient avoir des revendications sur la province grecque homonyme.

Panos Kammenos, qui dirige le parti des Grecs indépendants (ANEL, droite souverainiste), a dit lors d’une conférence de presse qu’il ne soutiendrait pas l’accord passé avec Skopje, lequel doit être ratifié par les parlements des deux pays. Le parlement macédonien l’a déjà fait, mais ce n’est pas encore le cas de la Vouli, le parlement grec.

“A mes yeux c’est un mauvais accord, et je m’efforcerai de lui barrer la route”, a-t-il dit.

La coalition dirigée par le Premier ministre Alexis Tsipras (Syriza, gauche anti-austérité) n’a jamais été aussi fragilisée au parlement depuis son accession au pouvoir en 2015. Deux députés des Grecs indépendants ont rompu les rangs et quitté cette formation en juin, justement en raison de leur désaccord sur la question du nom de la Macédoine.

La coalition au pouvoir n’a plus désormais le soutien que de 152 des 300 députés du parlement.

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