Etats Unis : Tirs de gaz lacrymogènes contre des manifestants à Washington

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WASHINGTON (Reuters) – La police a tiré lundi des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser des manifestants pacifistes présents à proximité de la Maison blanche, au moment même où le président Donald Trump promettait lors d’une allocution de recourir à la force pour mettre fin aux troubles qui secouent les Etats-Unis.

Un photographe de Reuters a vu les forces de l’ordre, dont des officiers à cheval, avancer vers les manifestants à Lafayette Park, en face de la résidence présidentielle.

Au cours de son allocution depuis les jardins de la Maison blanche, Donald Trump a annoncé qu’il déployait des milliers de soldats à Washington, dont la maire démocrate a vivement critiqué la gestion de la crise par le président américain.

Une fois son allocution terminée, Donald Trump a quitté à pieds la Maison blanche et, entouré de dizaines d’officiers de sécurité, a traversé la rue pour se rendre à l’église épiscopale St John située à proximité et endommagée lors des heurts dimanche soir.

Accompagné de l’Attorney General (ministre fédéral de la Justice) William Barr, le président américain a posé devant les caméras en tenant une Bible à la main, puis a repris le chemin de la Maison blanche sans répondre aux questions des journalistes.

Les autorités de la capitale fédérale américaine ont annoncé dimanche un couvre-feu pour endiguer les troubles qui ont émaillé à travers le pays depuis la mort, la semaine dernière, d’un homme afro-américain lors de son interpellation par la police à Minneapolis.

Un haut représentant du département de la Défense a déclaré quelques instants plus tôt que l’armée américaine avait revu nettement à la hausse le nombre de soldats de la Garde nationale déployés dans la capitale fédérale.

Il a ajouté que, mesure exceptionnelle, des troupes de l’armée se tenaient prêtes à proximité de la ville à intervenir face aux troubles.

Ce représentant du Pentagone, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré que les autorités espéraient qu’il serait inutile de recourir à l’armée et que les unités de la Garde nationale suffiraient à contenir les violences.

Le secrétaire à la Défense, Mark Esper, le chef de l’état-major des armées, le général Mark Milley, l’Attorney General, William Barr, et d’autres représentants devaient se réunir au siège du département de la Justice pour coordonner la réponse aux heurts, a indiqué le représentant.

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