19/10/2021

Algérie24 :

Les news algériennes et internationales

Des milliers de partisans du Hirak sont redescendus dans la rue ce vendredi à Alger

hirak algérie

AFP – Est-ce la fin d’une trêve des manifestations pour cause de crise sanitaire ? Des milliers de partisans du Hirak sont redescendus dans la rue ce vendredi à Alger, après un an d’arrêt des rassemblements à cause de la pandémie de Covid-19. Cette journée marque la reprise des marches hebdomadaires du mouvement de protestation antirégime en Algérie, a observé l’AFP.

Malgré l’interdiction des rassemblements pour des raisons sanitaires, plusieurs cortèges se sont formés en début d’après-midi dans des quartiers populaires, notamment à Bab El Oued, pour rejoindre le centre-ville, selon des témoignages recueillis par l’AFP.

Intervention des forces de l’ordre
« C’est grandiose. C’est comme les grands vendredis du Hirak », a confié un protestataire, à propos des marches hebdomadaires interrompues le 13 mars 2020 en raison de la crise sanitaire.

Les forces de l’ordre ont utilisé matraques et gaz lacrymogènes sur une grande artère de la capitale quand des manifestants ont forcé un barrage de police pour rejoindre la Grande Poste, lieu emblématique des rassemblements des manifestants antirégime, selon une vidéo publiée sur le site Interlignes.

Le retour des slogans
« Ni islamiste, ni laïc mais hirakiste », pouvait-on lire sur une affiche brandie par la foule qui scandait « Un Etat civil et pas militaire », slogan phare de la contestation.

Des camions de la police ont pris position à proximité des principales places du centre-ville et des barrages filtrants ont été installés sur plusieurs axes routiers menant à la capitale.

Plusieurs villes concernées
A Alger, les manifestants semblaient au moins aussi nombreux que lundi dernier quand des milliers de personnes avaient défilé à l’occasion du deuxième anniversaire du Hirak, selon des témoins.

Des rassemblements étaient également en cours en province, notamment à Bejaïa, en Kabylie (nord-est), et à Oran (nord-ouest), où un pilier des droits de l’Homme, l’universitaire Kadour Chouicha, a été interpellé, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).