25/09/2022

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Nucléaire iranien : Washington incite Téhéran à négocier pour éviter les sanctions

Iran USA

WASHINGTON/ANKARA (Reuters) – Les sanctions économiques américaines contre Téhéran sont en place depuis mardi, conformément au souhait du président Donald Trump, dans le cadre du retrait des Etats-Unis de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien annoncé en mai dernier. La première vague de sanctions, annoncée à 00h01 heure de Washington (04h01 GMT), porte notamment sur les transactions financières en dollars, sur le commerce de l’or et des métaux précieux, sur le charbon et sur le secteur automobile.

Quelques heures avant le rétablissement des sanctions, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche a appelé l’Iran à accepter de négocier avec les Etats-Unis sous peine d’en subir les conséquences.

Toute négociation avec les Etats-Unis peut être envisagée seulement si Washington parvient à prouver qu’il est digne de confiance, a estimé pour sa part le président iranien.

Ce rétablissement graduel des sanctions américaines est la conséquence du retrait des Etats-Unis de l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien, dont le président Donald Trump a dénoncé les « affreuses erreurs ».

Donald Trump a annoncé sa décision début mai, en dépit des avertissements de ses alliés européens et des rapports de l’Onu indiquant que l’Iran se conformait aux clauses du Plan d’action global commun (JCPOA) – le nom officiel de l’accord de Vienne qui a suspendu les sanctions économiques frappant Téhéran en échange d’un encadrement des activités nucléaires iraniennes.

Dans le cadre de ce retrait, une première période transitoire de 90 jours avait été fixée avant le rétablissement d’un premier train de sanction. Elle a pris fin lundi.

Une seconde période de transition, de 180 jours, expirera début novembre, avec rétablissement notamment des sanctions contre les exportations iraniennes de pétrole.

« Ils pourraient accepter l’offre du président (Trump) de négocier avec eux, d’abandonner complètement et de manière vérifiable leurs programmes balistique et nucléaire », a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de la Maison blanche.

« Si les ayatollahs veulent se soustraire aux pressions, ils doivent venir à la table des négociations. Les pressions ne diminueront pas tant que les négociations se poursuivent », a ajouté John Bolton dans un entretien à Fox News.

Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a expliqué dans la nuit de dimanche à lundi qu’il s’agissait « d’une part importante de nos efforts visant à repousser les activités malveillantes de l’Iran ».

DIFFICULTÉS ÉCONOMIQUES

La perspective d’un retour des sanctions américaines a provoqué le plongeon du rial, la devise iranienne qui a perdu la moitié de sa valeur depuis avril. Conjuguée à une inflation forte, cette chute accentue les difficultés économiques de la population iranienne, qui attendait beaucoup des contreparties de l’accord négocié sous l’égide du président Hassan Rohani.

Les autorités iraniennes ont annoncé dimanche un assouplissement des règles de contrôle des changes afin de tenter d’endiguer le plongeon du rial.

Donald Trump s’est dit prêt, la semaine dernière, à oeuvrer à une amélioration des relations entre Washington et Téhéran en proposant de s’entretenir avec les dirigeants iraniens, une proposition rapidement rejetée par des représentants iraniens.

« Nous sommes toujours favorables à la diplomatie et aux discussions, mais les discussions nécessitent de l’honnêteté », a déclaré le président iranien Hassan Rohani, dans une allocution télévisée.