Loi sur les hydrocarbures: Les algériens disent NON

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Les algériens sont sortis manifester devant le Parlement au Boulevard Zighout Youcef,  ce dimanche 13 octobre pour dénoncer l’adoption de la nouvelle loi sur les hydrocarbures. Il y avait un déferlement important, en pleine semaine : les principaux axes menant au palais Zighout Youcef, siège de l’Assemblée populaire nationale (APN), ont été envahis par les manifestants.


« Députés traîtres », « Ce pays n’est pas à vendre », « Vous avez pillé ce pays »…c’est les slogans lançaient par cette vague humaine comme ce fut le cas lors du 34e vendredi  du Hirak populaire.
En plus du refus de la présidentielle du 12 décembre, les algériens ont montré leur opposition à la nouvelle loi sur les hydrocarbures adoptée le même jour ce 13 octobre par le conseil des ministres. « C’est une loi écrite par les compagnies étrangères pour leur propre intérêt, c’est même le régime qui le dit », s’insurge un des manifestants.
« Nous avons discuté avec les grandes compagnies classées parmi les cinq meilleures compagnies dans le monde, et nous avons pu relever deux aspects à améliorer dans l’actuelle loi sur les hydrocarbures, à savoir le cadre réglementaire et le système fiscal » expliquait il y a quelques jours le ministre de l’Énergie, Mohamed Arkab.


Est-ce une bourde du ministre ? M Mustapha Hanifi, vice-président Business et marketing à Sonatrach, a rectifié le tir en expliquant que les partenaires étrangers ont été sollicités que pour évaluer les points forts et points faibles et aussi évaluer l’attractivité de la nouvelle loi, ajoutant que « des compétences nationales ont participé à élaboré cette loi ».
Pour le gouvernement algérien « la révision du régime juridique des hydrocarbures, notamment en matière contractuelle et fiscale, est devenue un impératif au vu des développements enregistrés dans le domaine aussi bien au niveau intérieur qu’extérieur, avec la baisse du volume de production et l’augmentation croissante de la consommation nationale.

En effet, le maintien du régime juridique actuel nous mettra en situation de déficit structurel entre l’offre et la demande nationales à compter de 2025 ». Voulant sensibiliser une opinion publique radicalement opposée à ce texte de loi, le directeur général des hydrocarbures au ministère de l’Énergie, Mustapha Hanifi, a averti : « L’Algérie a consommé 60 % de ses réserves en énergie tous produits confondus et que si on reste à ce stade, on arrivera en 2030 à un bilan déficitaire. Il faut agir au plus vite pour développer plus de gisements. »


On peut aussi se poser la question : Pourquoi la Sonatrach, l’ENEP et d’autres entreprises privées ou étatiques algériennes ne se lancent pas dans le développement de ce secteur stratégique, en maîtrisant les technologies qui permettent la prospection, afin de découvrir  les nouveaux gisements du pétrole et du gaz s’ils existent. Des centaines d’ingénieurs ont été formés à l’Institut Algérien du Pétrole (IAP) à Boumerdès, où sont passés tous ces techniciens à qui il faut juste donner les moyens matériels pour mener à bien leurs missions. algerie24.net

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