Gaza : Encore deux jeunes Palestiniens tués dans des raids aériens israéliens

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Gaza (Territoires palestiniens) (AFP) – Deux adolescents palestiniens ont été tués dans une des frappes aériennes qu’Israël a menées samedi dans la bande de Gaza, après une confrontation dans la nuit avec le mouvement islamiste Hamas qui contrôle l’enclave.

Ces raids, qui suivent une première série de frappes nocturnes, interviennent au lendemain d’affrontements à la frontière entre Israël et l’enclave, où deux jeunes Palestiniens avaient été tués et plus de 200 blessés par les forces israéliennes. Un soldat israélien avait été également blessé.

La frappe israélienne qui a tué samedi deux adolescents de 15 et 16 ans visait un immeuble dans l’ouest de la ville de Gaza, a indiqué le ministère de la Santé dans l’enclave palestinienne. Les deux jeunes se trouvaient dans la rue en bas de cet immeuble, vide au moment du raid, selon cette source.

L’armée israélienne a indiqué dans un communiqué que ce bâtiment était utilisé à des fins militaires par le Hamas.

Les raids israéliens de samedi après-midi ont également fait quinze blessés palestiniens, deux à Rafah, dans le sud du territoire, et 13 dans la ville de Gaza, selon des sources médicales palestiniennes et le ministère gazaoui de la Santé.

Les raids se poursuivaient samedi en fin d’après-midi, d’après un correspondant de l’AFP.

Selon le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, porte-parole de l’armée israélienne, les raids de samedi sont “la plus importante opération diurne (de l’armée de l’air) dans la bande de Gaza depuis la guerre de 2014”.

“Le Hamas a dépassé la limite avec sa soi-disant “Marche du retour” qui consiste dans les faits en des actes de violence, des attaques contre la clôture de sécurité, des tirs de roquettes contre le territoire israélien et des lancements de ballons et cerfs-volants incendiaires”, avait-il dit lors d’une téléconférence avec des journalistes en milieu d’après-midi.

Depuis le 30 mars, la frontière entre la bande de Gaza et Israël est le théâtre de manifestations contre le strict blocus israélien et pour le “droit au retour” des Palestiniens chassés de leurs terres ou qui ont fui à la création d’Israël en 1948.

Au moins 141 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens et plus de 4.000 blessés par balle depuis le début de ces manifestations. Aucun Israélien n’a été tué.

Accusée d’usage excessif de la force, l’armée israélienne dit tirer en dernier recours pour protéger ses frontières et accuse le Hamas de se servir du mouvement de protestation pour couvrir des attaques et des tentatives d’infiltration.

– “Réponse immédiate” –

Samedi matin, l’armée israélienne avait dit avoir effectué des raids aériens nocturnes contre des cibles du Hamas en riposte à des “actes de terreur pendant les violentes émeutes qui avaient eu lieu (quelques heures auparavant) le long de la clôture de sécurité” qui sépare le territoire israélien de l’enclave palestinienne.

Ces raids n’avaient pas fait de victime, selon les Palestiniens.

Une trentaine de tirs de roquettes et d’obus de mortiers vers le sud d’Israël depuis la bande de Gaza ont eu lieu quasiment simultanément à ces raids nocturnes.

Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas, a revendiqué ces tirs vers Israël en expliquant dans un communiqué qu’il s’agissait d’une “réponse immédiate de la résistance” aux raids nocturnes israéliens.

Au total, d’après l’armée israélienne, une soixantaine de roquettes et d’obus de mortiers ont été tirés vers le territoire israélien depuis l’enclave de samedi à l’aube jusqu’au milieu de l’après-midi.

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