Europe – Migration : Accord au bout de la nuit à Bruxelles sur les questions

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BRUXELLES (Reuters) – Après des heures de tractations, les dirigeants de l’Union européenne réunis à Bruxelles ont trouvé au bout de la nuit de jeudi à vendredi un accord sur les questions migratoires, s’épargnant ainsi une nouvelle crise.

L’accord annoncé peu après 04h30 (02h30 GMT), au terme de neuf heures de débat, englobe des engagements encore flous sur un renforcement des frontières extérieures de l’Union européenne et explore la mise en place de “plateformes régionales de débarquement” hors du territoire européen “en coopération étroite avec les pays tiers concernés, le HCR et l’OIM”.

Les dirigeants des Vingt-Huit ont accepté de se partager sur une base volontaire la charge de l’accueil des réfugiés et de créer sur leur territoire des “centres contrôlés” “avec le plein soutien de l’UE” pour étudier au cas par cas les demandes d’asile.

L’Italie bloquait depuis jeudi soir l’adoption par le Conseil européen de déclarations communes sur le commerce international ou bien encore la défense; Rome réclamait au préalable que ses partenaires de l’UE répondent d’abord à ses exigences sur la question des migrants, une initiative rare qui illustre les profondes divisions au sein de l’Union européenne.

“L’Italie n’a plus besoin de mots et de déclarations, nous avons besoin d’actes concrets”, avait prévenu le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, à son arrivée à Bruxelles, jeudi en début d’après-midi.

“L’Italie n’est plus seule”, s’est-il réjoui vendredi à l’aube.

Le gouvernement italien, né de l’alliance entre les contestataires du Mouvement 5 Etoiles et la Ligue d’extrême droite, décidera ultérieurement de se doter ou non de centres d’accueil de migrants, a-t-il ajouté.

A Rome, son ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue d’extrême droite et pilier de la coalition, a salué l’accord, notant que l’Italie avait obtenu 70% de ce qu’elle cherchait.

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