Arménie et Azerbaïdjan s’accusent de violer le cessez-le-feu

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EREVAN/BAKOU (Reuters) – L’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont mutuellement accusés dimanche de violer le nouveau cessez-le-feu tout juste entré en vigueur dans le conflit sur le Haut-Karabakh.

Ce cessez-le-feu convenu samedi s’applique normalement depuis ce dimanche à 00h00 locale (20h00 GMT). Il a été décidé après l’échec d’une première trêve conclue une semaine auparavant sous l’égide de la Russie.

D’après le ministère arménien de la Défense, l’armée azerbaïdjanaise a tiré à deux reprises au cours de la nuit et elle a eu recours à son artillerie.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a pour sa part déclaré: “L’ennemi a tiré aux abords de la ville de Jabrayil et des villages de cette région (…) à l’aide de mortiers et de pièces d’artillerie.” L’armée azerbaïdjanaise “a pris les mesures de représailles appropriées”, a-t-il ajouté.

Les autorités du Haut-Karabakh, région séparatiste d’Azerbaïdjan à majorité arménienne, rapportent quant à elles que l’armée azerbaïdjanaise a lancé une offensive sur des positions militaires dans l’enclave montagneuse et que des victimes sont à déplorer des deux côtés.

Le nouvel accord de cessez-le-feu a été annoncé samedi à la suite d’entretiens téléphoniques entre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et ses homologues arménien et azerbaïdjanais.

La Russie préside avec la France et les Etats-Unis le “groupe de Minsk”, formé par l’Organisation de sécurité et de coopération en Europe (OSCE) pour tenter de parvenir à une issue négociée au différend sur le Haut-Karabakh.

Les combats qui ont éclaté le 27 septembre sont les plus violents depuis l’accord de cessez-le-feu conclu en 1994, qui a mis fin à une guerre ayant fait au moins 30.000 morts.

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