Algérie : les étudiants dans la rue contre le 5 e mandat, et la main mise des prédateurs sur les richesses du pays

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ALGER (Reuters) – Pour la cinquième journée consécutive, des milliers d’étudiants ont manifesté mardi à Alger et dans d’autres villes d’Algérie pour dénoncer la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à l’élection présidentielle du 18 avril où le chef de l’Etat sortant, 81 ans, briguera un cinquième mandat.

Malgré cette contestation, le président déposera officiellement le 3 mars prochain son dossier de candidature, a annoncé son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal. “C’est son droit d’être candidat”, a-t-il lancé lors d’une réunion publique.

Pour la première fois mardi, les médias d’Etat ont couvert les manifestations.

Au pouvoir depuis 1999, Abdelaziz Bouteflika a été victime d’un accident vasculaire cérébral en 2013. Depuis lors, il n’apparaît quasiment plus en public.

Ses adversaires doutent qu’il soit capable d’assurer un nouveau mandat et s’inquiètent que l’Algérie soit gouvernée en son nom et dans l’ombre par ses conseillers.

Les jeunes manifestants dénoncent également le chômage, qui touche plus d’un quart des Algériens de moins de trente ans.

Ils ont manifesté dans le centre d’Alger et des rassemblements ont également été organisés dans les facultés de la capitale. Des manifestations ont aussi eu lieu à Bejaia, Tizi Ouzou, Blida et Bouira, ont rapporté des témoins.

Les protestataires revendiquent “le changement et la réforme”, a rapporté l’agence de presse APS.

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