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Liban : La banlieue sud de Beyrouth ravagée par une pluie de bombardements Sionistes

Le Liban traverse une crise humanitaire sans précédent alors que l’armée israélienne intensifie ses raids aériens sur l’ensemble du territoire. La banlieue sud de la capitale, Beyrouth, est aujourd’hui le visage d’une destruction massive qui frappe de plein fouet les populations civiles.

Un paysage de désolation dans la banlieue sud

Les images parvenues ce jeudi témoignent de l’ampleur du désastre. Des quartiers entiers de la banlieue sud (Dahiyeh), notamment Chiyah, Ghobeiry, Haret Hreik, Bourj el-Barajneh et Laylaki, ont été la cible de frappes d’une violence extrême. Des immeubles résidentiels et des tours d’habitation se sont effondrés, tandis que le souffle des explosions a gravement endommagé les structures environnantes.

Le journaliste Jawad Shukr, présent sur place, décrit des scènes de chaos où le bâti civil n’a pas été épargné, transformant ces quartiers densément peuplés en champs de ruines.

Crise des déplacés : un défi humanitaire majeur

Face à l’élargissement du périmètre des attaques, des milliers de Libanais ont été contraints à l’exode. Majed Dib, président du rassemblement des institutions civiles à Saïda, a alerté sur la situation critique des déplacés. « Les images de destruction reflètent la répétition d’agressions continues », a-t-il déclaré, soulignant la difficulté croissante d’acheminer les aides de première nécessité.

Les centres d’accueil dans le sud du pays sont saturés. La priorité reste l’assistance aux personnes les plus vulnérables :

  • Les enfants privés de toit et d’école.

  • Les personnes âgées souffrant de traumatismes liés aux bombardements.

  • Les malades n’ayant plus accès aux soins réguliers.

Injonctions d’évacuation et extension du conflit

La pression militaire s’est accentuée mercredi avec un avertissement de l’armée israélienne sommant tous les habitants du sud du Liban d’évacuer immédiatement leurs foyers pour se diriger au nord du fleuve Litani. Cette tactique de déplacement forcé place les civils dans un dilemme impossible : rester sous les bombes ou tout abandonner sans garantie de retour.

Ce regain de violence au Liban s’inscrit dans un contexte régional explosif, marqué par une escalade des hostilités impliquant plusieurs fronts, aggravant chaque jour davantage le bilan humain déjà lourd de dizaines de victimes et de milliers de familles déracinées.

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