Khan Younès sous le feu de l’armée sioniste : Escalade militaire et détresse humanitaire face aux intempéries
Gaza – Alors que l’armée sioniste intensifie ses opérations terrestres et ses bombardements dans l’est de Khan Younès, une crise humanitaire sans précédent frappe les déplacés de la région de l’Al-Mawasi, désormais pris entre les tirs d’artillerie et les inondations provoquées par une dépression météorologique.
Une offensive terrestre et des tirs nourris
Selon les informations rapportées par le correspondant d’Al Jazeera à Gaza, les forces d’occupation israéliennes ont mené, ces dernières heures, d’intenses bombardements à l’artillerie ainsi que des tirs de chars dans leurs zones de déploiement à l’est de Khan Younès.
L’armée israélienne a également procédé à des incursions dans le secteur oriental de la ville. Cette zone est considérée comme le « front le plus brûlant », englobant six localités actuellement occupées. Ce secteur stratégique représente plus de 50 % de la superficie de Khan Younès et abritait, avant les récents déplacements, environ 150 000 habitants.
Le pivot stratégique de l’axe « Murad »
Le secteur dit de l’axe Murad, qui sépare la ville de Rafah du reste du sud de la bande de Gaza, est devenu la rampe de lancement principale des opérations militaires.
Artillerie : Des batteries de canons positionnées le long de cet axe pilonnent sans relâche les quartiers sud et est de Khan Younès, où de puissantes explosions ont été entendues.
Snipers et tirs directs : Des tirs provenant de casernes militaires établies dans les restes de bâtiments résidentiels au nord de Rafah ont blessé quatre civils résidant dans des tentes à proximité.
Sur le terrain, les forces d’occupation consolident leurs positions en érigeant des remblais de terre et en installant des blocs de béton jaune à l’est de la route Salah al-Din, marquant une expansion de la zone tampon militaire.
Al-Mawasi : Les déplacés victimes des inondations
Parallèlement à la menace militaire, une catastrophe naturelle frappe les plus vulnérables. La zone d’Al-Mawasi, qui accueille la plus forte densité de déplacés dans des conditions rudimentaires, subit de plein fouet une dépression météorologique.
« Les pluies torrentielles ont provoqué l’inondation d’un grand nombre de tentes. »
Des milliers de familles, déjà affaiblies par les déplacements forcés et le manque de ressources, se retrouvent les pieds dans l’eau, voyant leurs maigres possessions emportées par les flots. Entre l’étau militaire qui se resserre à l’est et les éléments qui se déchaînent sur la côte, la population civile de Gaza se retrouve, une fois de plus, sans aucun refuge sûr.










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